Bodybuilding et sacralisation de l'identité

« Corps » social, « corps » symbolique
Par Taina Kinnunen
Le bodybuilding « extrême » est considéré ici comme source d’un important travail sur soi-même, en décrivant les normes gymniques qui lui sont associées. L’interprétation repose sur le recours à la notion de sacré, et les approches constructivistes et phénoménologiques du corps. Pour devenir un « vrai » bodybuilder, le pratiquant sacralise en effet son identité en respectant certaines règles de pureté. Par ailleurs, ce style de vie moralement « propre » est source de profonde satisfaction dans la mesure où il fait découvrir au bodybuilder ce qu’on pourrait appeler sa « sphère sociale intérieure ». Rejoignant les théories de Michel Maffesoli, l’auteur montre que le narcissisme, l’individualisme et la solitude sont, dans le bodybuilding, paradoxalement immergés dans leur contraire : le corps collectif. Ils définissent le style, partagé, d’une sous-culture dont ils forment le centre.
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