Art primitif : prix du désir, prix de l'objet

Mesures, évaluations. Normes et règles
Par Rolande Bonnain-Dulon
Longtemps négociés pour des sommes négligeables à nos yeux, les objets d’art primitif ont une valeur marchande qui ne cesse d’augmenter, du fait de leur entrée dans l’art classé et de leur rareté croissante. L’ethnologue, attentive aux discours et aux pratiques des acteurs dans leur vécu quotidien, ne peut ni ne veut répondre à la question triviale mais centrale : « Combien cela vaut-il ? », mais elle peut, en analysant les « biographies » des objets, saisir les interactions pendant lesquelles ces « choses » susceptibles d’entrer en collection deviennent « sujets » de désir de la part des amateurs et acquièrent leur valeur marchande. C’est à partir d’entretiens de marchands, courtiers et collectionneurs parisiens (Paris étant une place de renommée mondiale pour les échanges concernant ces objets) que l’on tentera de répondre à la question de la mise en valeur (à tous les sens du terme) de ces objets venus d’ailleurs.
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