L’art des écuyères de haute école au xix e siècle Transgression ou reproduction des stéréotypes de genre ?

Par Catherine Tourre-Malen
Sur les pistes de cirque, les écuyères furent libres de faire comme les hommes, de leur emprunter leur répertoire (l’équitation académique). L’article montre que cet emprunt pouvait s’opérer sans que la frontière entre le masculin et le féminin ne se brouillât. Elles respectèrent, en majorité, les stéréotypes genrés en vigueur au niveau technique (monte en amazone) et vestimentaire, même si la mode des écuyères travesties en hommes connut une certaine vogue. Les stéréotypes féminins furent également à l’œuvre dans la réception du public. L’art des écuyères manifeste ainsi à la fois une transgression genrée à travers ce qu’elles montraient et une reproduction des stéréotypes féminins à travers ce que le public voyait d’elles, imaginait d’elles, projetait sur elles.
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