Être manouche : une histoire de familles

Par Jean-Luc Poueyto
Les Manouches affirment qu’ils se différencient des gadjé par le lien qu’ils entretiennent avec leurs morts. Loin de s’inscrire dans une nostalgie menacée de disparaître, une telle attitude souligne au contraire combien différentes conceptions du temps historique peuvent coexister dans la société dite occidentale et influer sur le sentiment identitaire de communautés humaines. Ainsi, le « respect des défunts » est partie prenante d’une certaine conception de la famille, de l’habitat, de l’héritage… Lieu de distorsion et d’intégration, il relève alors d’un conflit idéologique latent avec la société environnante dans lequel la société manouche peut sans cesse se réinventer.
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